Un restaurant traditionnel s’est cédé 130 000 € en prix médian en 2024. La norme pour financer une reprise est connue : la banque prête sur sept ans, jusqu’à 70 % du prix, et le repreneur apporte le reste. Au taux moyen des crédits de juillet 2026, 3,86 %, ce que vous remboursez chaque année, capital et intérêts, vaut 11,4 % du prix. Au prix médian, environ 14 900 € par an.
Mettez ce chiffre en face de l’excédent brut, c’est-à-dire ce que l’exploitation dégage avant de payer les emprunts, l’impôt et le renouvellement du matériel. Pour la maison du milieu, il était de 20 607 € en 2025. Le remboursement en prend près des trois quarts, pendant sept ans, et il reste peu pour investir, et, dans une entreprise individuelle, pour se payer. C’est un ordre de grandeur, calculé sur deux populations voisines, et il montre où se joue la solidité d’une reprise.
La bonne nouvelle est là aussi : les reprises tiennent mieux que les créations. 85,5 % des entreprises reprises sont encore actives trois ans après, contre 81,4 % des entreprises créées, tous secteurs confondus.
Mon conseil : avant de signer, faites ce calcul pour la maison que vous regardez, avec son excédent brut réel, lu dans ses comptes.
Sources : Direction générale des Entreprises, Théma n° 30, Les transmissions d’entreprises, juin 2025, référence. Bpifrance Création, financer un projet de reprise, organisme public prêteur, règle de pratique. Banque de France, Stat Info financement des entreprises, juillet 2026, référence. Observatoire UMIH et Ordre des experts-comptables 2025, fédération professionnelle. Le remboursement annuel est un calcul de l’auteur : 70 % du prix emprunté sur 84 mois à 3,86 %.